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La Côte d’Ivoire refuse de transférer Simone Gbagbo à la CPI

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Les autorités ivoiriennes ont annoncé vendredi 20 septembre qu’elles ne transféreront pas Simone Gbagbo devant la Cour pénale internationale (CPI). La compagne de l’ex-Président de la Côte d’Ivoire est poursuivie pour crimes contre l’humanité pour son rôle dans les violences post-électorales de 2010-2011. Des troubles qui avaient fait 3.000 morts.
Cette décision a été prise par le Conseil des ministres ivoirien, réuni en session extraordinaire pour l’occasion. Dans un communiqué, le gouvernement déclare : «Cette décision du conseil vise à faire juger Mme Gbagbo en Côte d’Ivoire (…) par les juridictions ivoiriennes qui sont aujourd’hui réhabilitées et à même de lui faire un procès juste et équitable garantissant les droits de la défense».
«Alter ego de son mari»
Dans son mandat d’arrêt délivré en novembre 2012, la CPI s’arrêtait sur le rôle décisif de Simone Gbagbo pour motiver sa décision : «Simone Gbagbo était idéologiquement et professionnellement très proche de son mari. […] Bien que n’étant pas élue, elle se comportait en alter ego de son mari, en exerçant le pouvoir de prendre des décisions d’État».
Le régime d’Alassane Ouattara est régulièrement accusé de pratiquer la «justice des vainqueurs», aucun membre du clan du Président en exercice n’ayant, jusqu’ici, été inquiété par la justice ivoirienne, remarque le quotidien Libération.
Depuis avril 2011, Simone Gbagbo est incarcéré à Odienné, dans le nord-ouest de la Côte d’Ivoire. L’ex-Première dame est accusée de génocide et crimes de sang, atteinte à la sûreté de l’Etat et infractions économiques auprès de la justice ivoirienne. Son époux Laurent Gbagbo avait été transféré à la CPI en novembre 2011.

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